Don d'organes & directives préalables | Priests for Life Canada

Don d'organes & directives préalables

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Au cours de votre ministère dans les hôpitaux et auprès des familles, on vous demandera un jour conseil sur les décisions à prendre concernant la fin de vie. En apparence, le don d'organes peut paraître une question simple et sans complexité morale. Si des organes vitaux pouvaient être prélevés n'importe quand sur n'importe quel cadavre, la question serait véritablement simple. Mais ce n'est pas le cas. La viabilité des organes vitaux pour la transplantation diminue très rapidement après la mort à cause de l'absence de circulation sanguine. Ce qui fait que la détermination du moment de la mort et du débranchement des équipements de vie posent des questions morales essentielles dans le don d'organes.

Don d'organes à la fin de la vie (don d'organes non vivants)

« La donation d'organes après la mort est un acte noble et méritoire et doit être encouragée comme une manifestation de généreuse solidarité » (CEC, n. 2296).

Parce que des organes vitaux comme le cœur deviennent très rapidement inutilisables après la mort du donneur potentiel, les questions éthiques majeures dans le don d'organes concernent les critères pour déterminer l'instant de la mort. Les deux principaux critères utilisés dans les hôpitaux sont la mort cérébrale et la mort cardiaque.

Traditionnellement, la mort cardiaque était le facteur principal dans le constat de la mort d'un patient. Cependant, l'absence de circulation du sang après la mort et les limites qu'elle place sur la viabilité des organes a conduit à faire de la mort cérébrale le principal critère. Celui-ci permettait de maintenir artificiellement la circulation sanguine même après le constat de mort.

À mesure que le besoin d'organes augmentait, les hôpitaux s'apercevaient que le critère de mort cérébrale seul limitait beaucoup trop le nombre de donneurs potentiels. Afin d'augmenter la quantité d'organes à transplanter, de nouveaux protocoles ont été adoptés pour faciliter la donation d'organes après arrêt cardiaque (DAC). Ces protocoles s'appliqueraient aux patients qui n'étaient pas en état de mort cérébrale, mais que des équipements maintenaient en vie avec peu de chance d'un rétablissement significatif. Ces protocoles ne manquent pas d'être contestés et le don d'organes après arrêt cardiaque n'est pas encore appliqué partout en Amérique du Nord. La pratique courante est encore celle de la mort cérébrale et, au Canada, pratiquement tous les organes obtenus proviennent de donneurs déclarés en état de mort cérébrale.

Résumé des questions éthiques en rapport avec le don d'organes

  1. Arrêt de la réanimation : Il est important que la décision de débrancher les appareils de réanimation soit prise antérieurement à toute discussion sur la donation d'organes, et de façon indépendante. La question de la donation d'organes ne doit influer d'aucune manière sur la décision de mettre fin à la réanimation cardio-pulmonaire.
  2. Détermination de la mort : Le patient doit être décédé avant le prélèvement des organes vitaux. Le prélèvement ne doit d'aucune manière être la cause de sa mort. Les protocoles actuels de DAC exigent un temps d'attente de 2 à 10 minutes après la cessation de toute activité cardiaque avant qu'une déclaration de mort soit faite et que le prélèvement d'organes puisse commencer.
  3. Traitement pre-mortem : Certaines médications, comme l'héparine et la phentolamine peuvent être administrées aux candidats au don d'organes lorsqu'ils sont encore vivants. Ces médications sont parfois jugées nécessaires afin de préserver et d'améliorer la viabilité des organes. Elles peuvent cependant hâter la mort du donneur.
  4. Cartes de donneur du Ministère de la Santé et registre du donneur d'organes : En raison de la complexité des questions entourant la donation d'organes, il est à conseiller de signer une carte de donneur ou d'autoriser votre enregistrement dans une base de données gouvernementale (par exemple, en renouvelant votre carte d'assurance maladie) ; vous vous assurez ainsi d'avoir également une procuration durable et d'en avoir discuté avec votre mandataire.

Directives préalables

Les directives préalablement établies permettent au personnel soignant de prendre pour vous des décisions que votre état de santé ne vous permet plus de prendre vous-même. L'hôpital peut vous parler de ces directives préalables à votre arrivée et peut même vous demander d'en signer.

Il existe deux types différents de directives préalables :

Le testament de vie : C'est une directive " instructionnelle ". En d'autres mots, elle dit au personnel médical soignant les traitements que vous voulez ou non recevoir en certains cas. Vous devriez éviter de signer un testament de vie. Il est impossible de prévoir tous les scénarios possibles ou le contexte des maladies et des possibilités de traitement. Un testament peut facilement être mal interprété et les modèles sont souvent formulés en termes vagues par des groupes favorables à l'euthanasie.

Procuration durable pour soins de santé : Elle désigne un " mandataire ". En d'autres termes, c'est un document légal, reconnu dans toutes les provinces, qui désigne la personne qui agira comme " agent " à votre place pour prendre des décisions concernant les soins de santé. Assurez-vous de discuter des situations critiques et des soins de fin de vie avec votre mandataire. Évitez les déclarations générales rejetant certains types de traitements par exemple, " Pas d'appareils ", " Pas de tubes ". Au Canada, la Coalition pour la Prévention de l'Euthanasie propose un modèle de procuration durable pour soins de santé.

Documents et enseignement de l'Église

14 décembre 1989 : Discours aux participants du Congrès de l'Académie pontificale des sciences sur " la détermination du moment de la mort " (Jean-Paul II, in Insegnamenti XII/2, p 1527, n°4).

30 avril 1990 : Discours du Pape Jean-Paul II aux participants à un congrès sur les maladies rénales et les transplantations. The Pope Speaks 1990(35):336-337.

20 juillet 1991 : Audience du Pape Jean-Paul II aux participants au Premier congrès international de la Society of Organ Sharing. The Pope Speaks 1992(37):12-14.

Evangelium vitae : sur la valeur et l'inviolabilité de la vie humaine, Jean-Paul II, 1995.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_25031995_evangelium-vitae_fr.html

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