Fr. Jim Whalen Memorial, National Director of Priests for Life Canada

 

 

In Memoriam


R. P.
James Whalen


Directeur national - Prêtres Pro-Vie Canada

30 juin 1939 - 23 février 2008
(Ordination : 24 juin 1972)


Index:

In Memoriam

Psaume 23

If you wish to make a donation in memory of Fr. Jim

Le père Paul Burchat prononce l'homélie à la Messe de funérailles.

Père Jim Whalen, C.V.

J'ai eu le privilège de passer la dernière journée du père Jim en sa compagnie.

Dernière causerie du père Jim

Les cartes de prière

Voici quelques-uns de ses livres favoris qui résument un bon nombre de ses sentiments et de ses croyances (en anglais).

Prêtres Pro-Vie Canada



In Memoriam

R. P. JAMES WHALEN
Directeur national, Prêtres Pro-Vie Canada

Le père Jim Whalen est mort subitement alors qu’il était en Mission Pro-Vie de Carême.

R. P. James WHALEN : Le dimanche 24 février 2008, à l’âge de 68 ans, le père Jim Whalen, directeur national de Prêtres Pro-Vie Canada et fils de feue Rita (Leblanc) et de feu James Whalen, est mort subitement au cours d’une Mission Paroissiale Pro-Vie à Thorold, Ontario (près de Niagara Falls).

Le père Jim Whalen était pasteur de la paroisse Saint Margaret Mary à Cumberland (Ontario) depuis 1992, et prêtre dans l’archidiocèse d’Ottawa depuis son ordination en 1972. Il a également servi comme directeur spirituel du Senatus de la Légion de Marie et de la Catholic Home Schooler’s Association dans la région d’Ottawa depuis 1996.

Le père Jim a consacré trente années de sa vie à venir en aide aux autochtones du Canada comme aumônier des Peuples Autochtones d’Ottawa et il a fondé l’Odawa Native Friendship Center. On se souviendra toujours de lui comme d’un ardent défenseur des enfants à naître, fermement engagé dans la construction d’une culture de vie et d’une civilisation d’amour, de vérité et de justice.

Le père Jim laisse dans le deuil ses trois sœurs : Isabelle Patry (Montréal, Québec), Janet Taylor et Patricia Whalen (North Bay, Ontario).

La veillée funèbre a eu lieu le jeudi 28 février à St. Margaret Mary, Cumberland (Ontario), dans la paroisse du père Jim. Les funérailles ont été célébrées le vendredi 29 février dans la Divine Infant Church, Orleans (Ontario), en présence de plus de 750 personnes. Mgr Beach présidait en l’absence de l’Archevêque Prendergast. Le père Paul Burchat, ancien président de Prêtres Pro-Vie Canada, a prononcé l’homélie. La Messe a été suivie d’une réception. Le père Jim a été inhumé auprès de sa mère après la Messe de funérailles dans le Cimetière Hope, à Ottawa.

Le mouvement pro-vie vient de perdre un de ses plus ardents défenseurs canadiens de la vie.

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PSAUME 23

L’Éternel est mon berger : je ne manquerai de rien.
Il me fait reposer dans de verts pâturages,
Il me dirige près des eaux paisibles.
Il restaure mon âme,
Il me conduit dans les sentiers de la justice,
A cause de son nom.
Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort,
Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi ;
Ta houlette et ton bâton me rassurent.
Tu dresses devant moi une table,
En face de mes adversaires ;
Tu oins d’huile ma tête,
Et ma coupe déborde.
Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront
Tous les jours de ma vie,
Et j’habiterai dans la maison de l’Éternel
Jusqu’à la fin de mes jours.

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1-888-300-2007

 

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Le père Paul Burchat, prêtre de Madonna House et président fondateur de Prêtres Pro-Vie Canada, prononce l'homélie à la Messe de funérailles.

 

(Lectures : Sagesse 3.1-4 ; 4.5,9 ; Éphésiens 5.8-14 ; Jean 6.35-40)
Paroisse Divine Infant, Orleans (Ontario), vendredi 7 mars 2008

 

La disparition du père Jim prive notre pays d’un de ses prêtres les plus dévoués à la cause de la vie. Il était passionné, cultivé, résolu, dévoué et courageux - toutes choses que l’on souhaiterait trouver chez une personne à la tête d’une organisation comme Prêtres Pro-Vie Canada. Connaissant le père Jim, je ne peux que penser que les circonstances de sa mort sont telles qu’il les aurait imaginées s’il avait eu son mot à dire en la matière (c’est-à-dire en prêchant une mission pro-vie).


Les lectures sont en rapport avec les deux aspects de sa foi qui étaient au centre de sa vie et de son œuvre, à savoir premièrement sa recherche de la vérité et de la justice ainsi que son refus de tout compromis avec le mal, et deuxièmement son grand amour et sa dévotion envers l’Eucharistie.


J’ai rencontré le père Jim pour la première fois alors que nous faisons partie d’un comité directeur à la recherche d’un directeur pour notre organisation, et que l’archevêque Gervais avait placé son nom en tête des candidats possibles. Mes rapports avec lui étaient d’une part tout à fait stables et durables. Nous pensions tous les deux qu’il fallait suivre intégralement l’enseignement de l’Église sur le commencement et la fin de la vie humaine, la sexualité, le mariage et la famille, et nous partagions la même conviction en ce qui concerne la nécessité de promouvoir la prière pour l’œuvre pro-vie. Cependant, lorsqu’il était question de détails sur la façon de diriger Prêtres Pro-Vie Canada, cela pouvait fréquemment occasionner entre nous des discussions animées lors des réunions du conseil d’administration. Tout cela ne faisait qu’accroître notre respect mutuel et nous a valu de passer ensemble de bons moments, comme la dernière fois où je l’ai vu. Nous étions allés ensemble à l’Île du Prince Édouard l’automne dernier pour notre symposium annuel et j’ai passé là des moments reposants malgré tout le travail qu’il a fallu accomplir au cours de ce week-end. Ce fut pour nous l’occasion d’évoquer des souvenirs et de réfléchir sur ce que Dieu avait fait de notre œuvre au cours des douze dernières années, et de rire en pensant à quelques situations apparemment absurdes dans lesquelles nous nous étions trouvés au cours de cette période. Il est essentiel de conserver le sens de l’humour pour survivre lorsqu’on œuvre dans ce genre de ministère.


L’autre aspect de notre présence ici, en plus de pleurer la perte du père Jim, c’est de réaffirmer notre espérance qui, comme le dit la première lecture, est « pleine d’immortalité ». L’espérance est naturellement la croyance que Dieu sera fidèle à ce qu’il a promis, pourvu bien sûr que nous fassions notre part. Avoir de l’espérance ne veut pas dire prendre ses désirs pour des réalités, ni s’imaginer que la façon de conduire notre vie n’aura aucune conséquence sur notre destinée éternelle ; bien au contraire. La vraie religion ne consiste pas à aider les autres pour se sentir bien ou apaiser une conscience qui nous travaille, mais à leur permettre de faire face à la vérité et de rencontrer la grâce de Dieu au milieu de leurs difficultés afin d’arriver finalement au Ciel. Nous ne devons jamais perdre de vue nos priorités ni les moyens d’atteindre notre objectif, ce qui veut dire bien vivre ici-bas. Il est essentiel à cet égard de ne pas oublier que si nous avons reçu de Dieu un droit inconditionnel à la vie, cela ne nous donne pas automatiquement un droit inconditionnel à la vie éternelle ! Saint Paul nous le rappelle très clairement dans sa lettre aux Philippiens lorsqu’il nous dit de travailler à notre salut « avec crainte et tremblement » (Philippiens 2.12). Le monde semble être cependant d’un autre avis - et pense que personne n’a un droit à la vie et que tout le monde ira au Ciel, peu importe la façon dont on aura vécu. Je ne peux m’empêcher de penser que le réveil sera brutal pour certains.


Dans le Deutéronome, Dieu nous indique clairement deux voies à suivre, l’une qui conduit à la vie, et l’autre à la mort (30.15-20). Cette réalité ne doit pas nous intimider. Si nous voulons la vie - et Jésus désire assurément que nous l’ayons en plénitude (Jean 10.10) - elle peut être nôtre. Pourvu que nous acceptions de vivre comme Dieu veut que nous vivions, nos espérances seront réalisées. Le Seigneur est toujours fidèle et miséricordieux ; nous ne devons jamais désespérer. Nous vivons également dans l’espérance que nous reverrons un jour notre frère, que notre chagrin se changera en joie et notre peine en bonheur. Comme nous le rappelle notre liturgie funéraire et comme nous le dit notre foi, nous savons que la vie ne s’arrête pas à la tombe mais qu’elle est transformée. Nous prions en souhaitant que pour nous tous cette transformation sera pour le mieux.


 
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PÈRE JIM WHALEN, C.V.

Le père Jim, pasteur de Saint Margaret Mary, paroisse bilingue de Cumberland non loin d’Ottawa, au Canada, est né en 1939 et a été prêtre dans l’Archidiocèse d’Ottawa depuis 1972. Avant de devenir prêtre, le père Jim a enseigné à tous les niveaux dans le système scolaire des écoles séparées d’Ottawa.

Le père Jim était directeur spirituel de The Senatus, conseil d’administration de la Légion de Marie, dans le Nord de l’Ontario. Il a également consacré trente années au service des autochtones du Canada à titre d’aumônier des Peuples Autochtones d’Ottawa, et il est un des membres fondateurs du Odawa Native Friendship Center. Il a également servi comme directeur spirituel de la Catholic Home Schooler’s Association dans la région d’Ottawa, et il a enseigné les sciences religieuses à l’Université d’Ottawa durant deux ans.
Le père Whalen était titulaire d’une maîtrise en psychologie et d’un doctorat en philosophie (spiritualité). Sa thèse de doctorat en Formative Spirituality and Psychology sert actuellement de manuel à l’Université Duquesne de Pittsburgh.

Le père Jim Whalen n’était pas un nouveau venu dans le mouvement pro-vie. Il avait déjà été chercheur et analyste pro-vie attitré de l’Archidiocèse d’Ottawa. Ceux qui le connaissent vous diront que son combat pour la défense des enfants à naître et contre toute attaque envers la vie humaine remonte à bien des années en arrière.
Durant l’été de 1996, un groupe de personnes du diocèse de Pembroke a demandé au père Whalen d’accepter le poste de directeur national d’une organisation créée récemment et appelée Prêtres Pro-Vie Canada. Le père Jim Whalen a accepté sans hésitation. Interrogé sur son empressement à accepter ce défi, le père Jim répondit, « En tant que prêtres, nous ne pouvons pas ne pas nous ‘sentir concernés’. Nous devons mettre en œuvre toutes les forces dont nous disposons pour attaquer les problèmes de la contraception, de l’avortement et de l’euthanasie ».

La question qui se pose le plus fréquemment au sujet de cette association est sans doute, « Une organisation telle que Prêtres Pro-Vie est-elle vraiment nécessaire ? Les prêtres catholiques ne sont-ils pas tous pro-vie ? » Demandez au père Jim et il vous dira que, sans aucun doute, la grande majorité de tous les prêtres catholiques sont pro-vie, mais que nous tenons compte également du très grand rôle joué par le prêtre dans la conduite et l’éducation de ses fidèles dans les questions en rapport avec la vie. La contraception, l’avortement et l’euthanasie sont les plus grandes attaques de tous les temps contre l’humanité. N’est-il pas juste d’encourager et de soutenir les prêtres dans ce rôle ? N’est-il pas important que tous les prêtres et tous les catholiques s’unissent dans ce combat commun contre la « Culture de Mort » si généralisée dans la société d’aujourd’hui ? La raison d’être de Prêtres Pro-Vie n’est pas simplement d’encourager les prêtres à être « activement pro-vie » mais aussi de les aider dans leurs efforts pour revenir à un respect total de la vie depuis le moment de la conception jusqu’à la mort naturelle ; et aussi de les aider à révéler « toute la vérité » sur les questions pro-vie en insistant sur le relativisme moral et l’humanisme séculier - ces hérésies ennemies de la vie de notre temps. Le père Jim a œuvré inlassablement pour promouvoir un « christianisme total » et construire une culture de vie, une civilisation d’amour, de vérité et de justice.

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J'ai eu le privilège de passer la dernière journée du père Jim en sa compagnie.

 

Qui va maintenant m’appeler tous les matins vers 7 h 50 ? Je savais que le père Jim se levait souvent très tôt… vers 5 h du matin environ, et quelquefois plus tôt encore. Je pouvais l’imaginer près du téléphone, attendant impatiemment que les aiguilles approchent de l’heure où il savait que j’étais debout. Il lui arrivait d’attendre que l’horloge ait passé 8 h, mais pas souvent. Lorsque le père Jim avait quelque chose en tête, il fallait passer à l’action.

Quelques semaines avant notre visite à la Holy Rosary Parish, à Thorold, Ontario, le père Jim s’était plaint d’essoufflement en montant des escaliers. Il disait qu’il irait voir son médecin de famille dès qu’il le pourrait. Mais le père Jim était de ceux qui ne consultent un médecin que lorsque c’est absolument nécessaire. Il préférait traiter ses maux « de façon naturelle ». Il appelait souvent sa sœur, Janet, une ancienne infirmière, et comptait sur elle pour lui recommander des traitements naturels. Comme elle avait une formation en médecine, elle ne pouvait pas lui proposer beaucoup de remèdes naturels, mais le père Jim appréciait les conseils que sa sœur lui donnait. Il se tournait également vers le ciel pour trouver un soulagement à ses maux (bien qu’il n’ait jamais été souvent malade). Il m’avait dit qu’il était un bon ami de Lilian Bernas, une voyante en qui il croyait beaucoup et qui l’avait guéri d’une maladie il y a quelques années.

Le père Jim était un ardent militant du mouvement pro-vie. Il avait servi de nombreuses années comme chercheur et analyste pro-vie pour l’archidiocèse d’Ottawa. En 1996, l’archevêque Gervais eut le plaisir de le recommander comme premier directeur national de Prêtres Pro-Vie Canada, ce qui allait donner l’occasion au père Jim de s’impliquer pleinement dans l’œuvre pro-vie. Le moment ne pouvait être mieux choisi et Prêtres Pro-Vie Canada ne pouvait souhaiter un leader plus qualifié.

En allant à Thorold, j’ai demandé au père Jim s’il avait eu récemment un examen de santé. Il pensait que oui, qu’il en avait régulièrement, au moins tous les dix ou vingt ans. Son médecin, un de ses bons amis, croit que le père Jim est le seul patient capable de prendre un rendez-vous puis de l’annuler parce qu’il ne se sent pas assez bien pour s’y rendre. Je lui ai demandé s’il avait un de ces appareils pour prendre la tension. Il m’a dit que oui, qu’il devait avoir ça quelque part.

Le père Jim aimait la vie au grand air. L’été, il passait la majeure partie de la semaine à son cottage au Québec. Le diacre John Poirier (membre du conseil d’administration de Prêtres Pro-Vie Canada) était son voisin. C’était merveilleux de faire venir le père Jim dans son cottage pour célébrer la Messe. Je ne crois pas que le père Jim ait jamais manqué sa Messe quotidienne. Il n’oubliait jamais non plus de faire une « prière pour la route », même pour aller au magasin du coin. Si la route était plus longue, il fallait prier le Rosaire en entier, au moins une fois.

Le père Jim aimait manger. Il essayait de « manger sainement » mais je l’ai vu essayer toutes sortes de plats. En allant à Niagara, nous nous sommes arrêtés à Hamilton dans un restaurant Thaï. Il appelait ça la cuisine « minceur ». « Il y a de la viande là-dedans ? » a demandé le père Jim. « Non, monsieur, dit le serveur, vous avez spécifié sans viande (c’était vendredi) ; c’est du tofu. » « O.K. alors, dit le père Jim. C’est délicieux. » Il avait raison concernant la cuisine minceur. « Dès que l’été reviendra et que je pourrai retourner régulièrement à mon cottage, je vais me remettre à faire de l’exercice pour perdre du poids. » Il pensait que c’était le manque d’exercice qui était la cause de son essoufflement. À son cottage, il traverserait le lac à la nage pour aller au cottage de John.

L’Eucharistie était l’amour de sa vie. Le père Jim aimait tellement l’Eucharistie qu’il avait organisé dans sa paroisse la Cor Jesu Perpetual Eucharistic Adoration. « Perpétuelle, cela veut dire vingt-quatre heures par jour et sept jours par semaine », disait-il. « D’accord, mais qui pourra venir en cas de tempête, de maladie, etc. ? » ai-je demandé. La réponse était évidente. Ce n’est pas un hasard si la chapelle était située au sous-sol de sa maison. Il y a passé de nombreuses heures et avec amour. L’Eucharistie était au centre de sa vie et sa paroisse et son ministère pro-vie prospéraient à cause d’elle. Il manquait rarement une occasion de promouvoir l’Adoration Eucharistique. Dans sa petite paroisse de deux cents fidèles, il n’a pas eu de peine à remplir les heures. Il avait une façon à lui d’encourager la participation de nombreux membres de la paroisse, de la Ligue des femmes catholiques et du conseil paroissial. Si vous rencontriez le père Jim et si vous habitiez à quelques minutes en voiture de Cumberland, vous saviez qu’il arriverait à vous enrôler.

La contraception. Était-il facile de parler de contraception au père Jim ? Non. Lorsqu’il est question de contraception, il n’y a pas de zone grise. La position de l’Église sur la contraception est claire et il n’y a rien à discuter. Suivez simplement les enseignements. La contraception est immorale et intrinsèquement mauvaise, un point c’est tout. Le père Jim pensait que la contraception était sans doute le plus grand fléau du monde et que l’avortement était le résultat d’une mentalité contraceptive. Le père Jim manquait rarement d’insister sur ce point dans ses écrits. Il savait que 80% des catholiques du Canada pratiquent la contraception et cela lui était très pénible. Il déplorait le fait que plus de groupes pro-vie ne fassent pas de cette question leur priorité. Débarrassons-nous de cette mentalité contraceptive, pensait-il, et nous nous débarrasserons de l’avortement.

Nous sommes arrivés à Holy Rosary Parish vers 20 h ce vendredi 22 février. Il se sentait bien. Je l’ai laissé pour me rendre chez des parents à Fort Erie. Ma femme et moi avons retrouvé le père Jim à la paroisse le samedi vers 15 h 30 parce que nous devions préparer la table pour la documentation pro-vie à l’arrière de l’église avant la Messe de 17 h 30. Le père Jim insistait pour que sa magnifique tapisserie de Notre-Dame de Guadalupe soit exposée bien en vue. Nous ne savions pas où la suspendre et il a trouvé un écran monté sur trépied où nous avons pu l’accrocher. Si quelqu’un avait eu besoin de cet écran, il aurait simplement fallu nous en passer.

Le père Jim a concélébré la Messe et prononcé son homélie de vingt minutes. Cette assemblée a eu de la chance - il avait effectivement abrégé son sermon. Le père Jim n’était pas de ceux qui s’arrêtent avant d’avoir dit tout ce qu’ils ont à dire. Après la Messe, le père Moser, curé de la paroisse, nous a invités à souper à son presbytère. Le ragoût était délicieux. Le père Jim lui a parlé de la cuisine Thaï et de son amie Lilian Bernas, la voyante qui habitait dans la région. Ce fut une très belle soirée.

Le père Jim avait une grande et sincère dévotion envers les Anges et les Saints… non pas à la mode Hollywoodienne, mais les Anges et les Saints traditionnels dont nous parlent le Livre Saint. Saint Joseph arrivait en tête de liste. Sa dévotion à saint Joseph se manifestait par son engagement envers un groupe informel appelé « The Friends of St. Joseph ». Depuis 1993, ce groupe se réunit sur la colline du Parlement à Ottawa pour honorer par une procession au lever du soleil la Passion de Notre Seigneur, la Divine Miséricorde, et saint Joseph dont la puissante intercession, comme saint patron du Canada, était recherchée pour obtenir les bénédictions de Dieu sur le Canada. Cela signifiait se lever vraiment très tôt pour le père Jim, car il était presque toujours là pour conduire les prières du début à 6 h 15. Les personnes dévouées qui participent à ces neuvaines vont poursuivre cette œuvre très importante.
En rentrant à Thorold, nous avons parlé de l’avenir de Prêtres Pro-Vie Canada et de sa paroisse. Il n’avait que 68 ans et ne parlait pas de retraite. « L’âge de la retraite dans mon diocèse est 75 ans », disait le père Jim. Lorsqu’on lui a demandé s’il allait prendre sa retraite à 75 ans pour se consacrer peut-être entièrement à Prêtres Pro-Vie Canada, le père Jim a répondu, « Pas question ». Il aimait sa paroisse et continuerait à s’occuper des deux tant qu’il le pourrait. Il a toujours paru plus jeune que son âge. J’enviais sa bonne forme et son énergie.

Au cours de sa mission paroissiale à Holy Rosary, le père Jim devait rencontrer un nouveau groupe paroissial de la Légion de Marie. La rencontre était fixée au lundi. Son amour pour Marie était inconditionnel. Comme directeur spirituel de The Senatus, le conseil d’administration de la Légion de Marie, Ontario-Nord, il veillait à ce que la dévotion à Notre-Dame soit une priorité. Il insistait pour que, dans cette région, les membres participent à l’Adoration Perpétuelle Cor Jesu et consacrent du temps à travailler comme bénévoles pour Prêtres Pro-Vie Canada. Le père Jim avait l’art de déléguer les responsabilités. Il était prêtre et répondait aux besoins spirituels de la paroisse, mais les fidèles devaient veiller à l’entretien de la paroisse. Il n’avait aucune difficulté à convaincre les paroissiens qu’ils devaient soutenir la paroisse, financièrement et matériellement. Cette petite paroisse bilingue (seule paroisse bilingue de l’archidiocèse d’Ottawa) se défendait bien. Le père Jim espérait que la Légion de Marie et l’Adoration Perpétuelle Cor Jesu continueraient même s’il devait un jour déménager. Il était dans cette paroisse depuis seize ans.

La première Messe dominicale à Holy Rosary de Thorold (il y en a quatre) commence à 7 h 45. Je suis arrivé vers 7 h 30. Le père Jim est venu à ma rencontre à l’arrière de l’église et nous avons échangé quelques mots avant la Messe. Il se sentait bien mais n’avait pas dormi de la nuit. Le lit était trop mou. Il avait cependant apprécié la douche du presbytère. Il avait dit en chemin vers Thorold qu’il avait hâte de prendre une douche parce que chez lui la pression d’eau était trop basse. Le père Jim ne se plaignait jamais pour rien. Il était trop occupé à veiller aux besoins spirituels de la paroisse.

Le père Jim n’a pas concélébré la première Messe ce matin-là, mais il a prononcé son homélie aussi vigoureusement que la veille. Plus encore peut-être. Ces paroissiens allaient entendre son homélie au complet. À la fin de la Messe, des personnes se étaient rassemblées à l’arrière de l’église en attendant la Messe de 9 h. Le père Jim a quitté l’autel peu après son homélie pour aller s’asseoir dans la sacristie où il était en conversation avec le père Moser. Juste avant la bénédiction finale, j’ai vu le père Moser se précipiter dans l’allée centrale en ma direction (j’étais à l’arrière de l’église). Je croyais qu’il se hâtait pour saluer les paroissiens qui se préparaient à sortir après la Messe. Mais il est venu directement vers moi pour me dire que quelque chose n’allait pas avec le père Jim. Nous avons couru tous les deux à la sacristie où j’ai essayé de m’occuper du père Jim. Une infirmière présente dans l’assemblée est arrivée et a commencé la RCP. Les pompiers, la police et les ambulanciers ont essayé également. C’était trop tard. Une attaque foudroyante avait déjà emmené le père Jim à la rencontre du Seigneur. Le passage avait été instantané et paisible.
Si le père Jim avait pu l’organiser, son temps sur terre ne se serait pas terminé autrement. Il était en mission pro-vie ; il venait de prononcer une homélie pro-vie ; il était dans une paroisse nommée en l’honneur de Notre-Dame ; un prêtre était présent ; il a reçu les derniers sacrements ; les paroissiens priaient le Saint Rosaire pour lui ; et il était en présence de ses amis. L’honneur et la gloire étaient toutes pour le père Jim.

Bien que sa présence nous manquera beaucoup, ce fut pour moi un honneur d’être avec lui lorsqu’il est mort. Maintenant, avec qui vais-je pouvoir discuter ? Il était un grand homme de Dieu et un leader pro-vie exceptionnel. Darlene Dalton (secrétaire de Prêtres Pro-Vie Canada) et sa famille, qui étaient devenus des amis intimes du père Jim, moi-même, et tous les membres du conseil d’administration de Prêtres Pro-Vie Canada, nous lui disons « Adieu, cher ami ».


Michael Vande Wiel
Directeur des opérations
Prêtres Pro-Vie Canada
 

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Dernière causerie du père Jim au cours de la Mission Pro-Vie de Carême à la Holy Rosary Parish de Thorold, en Ontario, du 23 au 24 février 2008

 


Jésus provoque une crise dans Son ministère public, un moment de vérité, un moment de décision pour une Samaritaine anonyme. Elle doit décider de répondre « ouid » ou « non » à Jésus et à ce qu’Il lui offre. Elle doit décider d’accepter ou de rejeter l’offre de l’eau vive - la vérité. Si elle rejette l’eau vive et continue de se servir de l’eau du puits, sa vie ne changera pas. Elle gardera ses vieilles habitudes et continuera à changer de temps à autre de maris et d’amants, à fuir, à se cacher et à servir sa foi du bout des lèvres. Si elle accepte l’eau vive, elle sera une femme transformée, une femme nouvelle, une femme convertie et une création nouvelle. Elle doit décider d’accepter ou de rejeter la vérité.

Le ministère de Jésus continue aujourd’hui dans notre monde. La femme du puits est celle qui aujourd’hui va chercher des services de mort à la clinique d’avortement de sa localité. Elle cherche à fuir une faute, une erreur, un péché. Elle fuit un avenir avec un enfant, cherche à sortir d’une relation embarrassante, abandonnée par un mari ou un amoureux du moment. Telle est aujourd’hui la femme au puits, une femme qui a besoin de la vérité, une femme qui a besoin de l’Église, une femme qui a besoin de vous et de moi. Elle a été trompée ou mal informée concernant la vérité de l’avortement. Jésus veut que nous soyons là près du puits aujourd’hui pour lui offrir du soutien, pour lui offrir la vérité et l’aider à décider de sauver au lieu de prendre la vie du petit enfant qui est en elle, et de sauver aussi son âme immortelle.

Un pasteur eut l’idée de faire passer le message de vérité à ses paroissiens et leur demanda de se préparer pour le service de la prochaine semaine en lisant le verset 17 de Marc. La semaine suivante, le pasteur demanda à ceux qui s’étaient préparés de lever la main. Ils furent nombreux à le faire. En réponse, le pasteur leur dit qu’il n’y avait pas de verset 17 dans l’Évangile de Marc. La leçon de vérité avait été apprise.

Jésus a de la suite dans les idées. La femme avait besoin d’en avoir. Nous devons aussi avoir de la suite dans les idées lorsqu’il est question de proclamer la vérité. Dieu était absent dans la vie de cette femme et la vérité était édulcorée, compromise, assujettie au monde et à la créature humaine qui rejette ouvertement les plans de son Créateur, notre Dieu. Nous avons tous besoin qu’on nous rappelle la vérité. Le Pape Jean-Paul II nous renvoie aux Écritures : « Nous devons refuser toute compromission ou ambiguïté qui pourrait nous conformer à la façon de penser du monde : ‘Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait’ » (Romains 12.2).

La vérité a souvent été séparée de la liberté et de la foi en laissant un sillage de confusion : « Comme je l’ai dit bien des fois, séparer radicalement la liberté de la vérité objective empêche d’établir les droits de la personne sur une base rationnelle solide, et cela ouvre dans la société la voie au risque de l’arbitraire ingouvernable des individus ou au totalitarisme mortifère des pouvoirs publics » (Jean-Paul II, Centesimus annus, 1991, n. 17 ; Evangelium vitae, n. 96).

Les pro-vie doivent être des hommes et des femmes de vérité. Les leaders remplacent parfois la conscience par le confort et la commodité, et ils n’enseignent pas toute la vérité. Leur ligne de conduite consiste à suivre ce qui est le plus opportun, le plus commode ou le moins dérangeant. Ils n’agissent pas en accord avec la vérité tout entière. Les pro-vie doivent refuser tout ce qui peut ressembler à de la dissimilation, de l’hypocrisie, de la timidité et de la duplicité, et garder intact leur engagement envers la totalité de l’enseignement de l’Église. Tout manquement à cet enseignement revient à rendre un mauvais service et à tromper. Aucune alternative n’est acceptable : « Que de faiblesses, que d’opportunisme, que de conformité, que de vilenie » (Discours de Paul VI, le 17 février 1965).

Le plus grave, c’est que la personne dont la vie n’est pas guidée par la sincérité se coupe de toute possibilité de communication avec Dieu. L’amour de la vérité nous conduira à être sincères avec nous-mêmes ; il nous nous aidera à préserver une conscience claire en nous empêchant de nous tromper nous-mêmes. Si nous, les catholiques pro-vie, nous évitons ou hésitons à dire aux autres la vérité concernant les questions en rapport avec la vie comme la contraception, et que nous édulcorons notre message pour que personne ne soit offensé, quelle secours leur apportons-nous ? Ne devrions-nous plutôt penser à ne pas offenser Dieu ? Comment pouvons-nous dire que nous aimons nos frères et nos sœurs si nous les laissons vivre dans l’erreur et l’ignorance alors que nous connaissons la vérité ?

Nous devons être clairs sur ce point : « La vérité et le mensonge sont opposés comme la lumière et les ténèbres, la piété et l’impiété, la justice et l’injustice, une bonne et une mauvaise action, la santé et la maladie, la vie et la mort » (Saint Augustin, Contre le mensonge, chap. III). « Gardez-vous des duplicités, artifices et feintises ; … si n’est-il jamais permis de contrevenir à la vérité » (St François de Sales, Introduction à la vie dévote, 3e partie, chap. XXX). La vérité, la lumière et la sincérité sont sans ambiguïté. Nous ne vaincrons jamais la Culture de Mort en évitant des questions essentielles comme la contraception. Nous ne construirons jamais une Culture de Vie en n’enseignant qu’une partie de la vérité et en évitant les questions difficiles par crainte d’offenser les autres. Craignons plutôt qu’en n’enseignant pas toute la vérité, nous offensons la vérité : Jésus Lui-même. Une parentalité responsable s’exerce dans la vérité ; c’est une nécessité pour les catholiques. Le Planning familial naturel n’est pas une méthode contraceptive parmi d’autres, comme on voudrait vous le faire croire. C’est une méthode qui fait prendre conscience de la fertilité, une méthode de parentalité responsable. Elle n’attaque pas la fertilité ; elle ne soustrait pas le don de soi entre les époux ; elle n’entrave pas la nature procréative de l’acte conjugal. Laisser cette question à la conscience des personnes qui n’ont pas été informées de l’enseignement du Magistère de l’Église catholique ou de la vérité objective de la volonté de Dieu, c’est fuir notre responsabilité. On ne peut pas faire de la vie un produit, comme c’est le cas avec les techniques procréatives qui transforment les embryons en objets et violent par le fait même la dignité humaine. Ce serait agir directement contre notre propre conscience.

La conscience est plus qu’une préférence personnelle ou que l’échange de la vérité avec le progrès. L’homme de conscience est celui qui ne recherche jamais le bien-être, le succès, le standing, la tolérance et l’approbation de l’opinion dominante du moment aux dépens de la vérité. La conscience exige de la recherche, de la compréhension et une volonté de se conformer à l’enseignement de l’Église catholique, à la vérité objective et à la vérité. Le grand devoir de l’Église aujourd’hui est de proclamer au monde la vérité. C’est le Christ Lui-même qui est la Vérité incarnée. Sa vie et ses enseignements resplendissent de cette vérité.

Les pro-vie doivent réexaminer l’importance accordée dans leur stratégie générale à une question essentielle qui est l’évangélisation. « En effet, l’Évangile … est destiné à imprégner toutes les cultures et à les animer de l’intérieur, afin qu’elles expriment la vérité tout entière sur l’homme et sur sa vie » (Evangelium vitae, n. 95). « Aux yeux du monde, l’action conjuguée des chrétiens dans la société revêt alors la valeur transparente d’un témoignage chrétien rendu en commun au nom du Seigneur. Elle a également les dimensions d’une annonce, parce qu’elle révèle le visage du Christ » (Jean-Paul II, Ut unum sint, n. 75). La réalité à laquelle nous faisons face aujourd’hui est que les organisations qui défendent la vie ont commencé à rechercher la participation de personnes d’une autre foi, se sont abstenues de promouvoir la vérité tout entière de peur d’en offenser certaines, ou par crainte de perdre des adhérents ou d’en limiter le nombre. Le fait est que les désaccords doctrinaux mettent des limites à la coopération.

Il est important en ce Temps de Carême d’être réalistes. Qu’est-ce que la vérité ? À quoi faisons-nous face ? Est-ce la mort culturelle ? En ce qui concerne la pauvreté dans le monde, les statistiques de la Banque mondiale nous disent que 840 millions de personnes souffrent aujourd’hui de la faim - que 200 millions sont des enfants et que chaque jour 30.000 d’entre eux meurent de faim. Vingt pour cent de la population mondiale consomme 86% de tous ses biens. Un tiers de la population mondiale vit avec mois d’un dollar par jour. Il y a eu une augmentation de 200% des familles vivant dans la pauvreté aux États-unis entre 1960 et 1990. Le 17 octobre 2002, le Pape Jean-Paul II nous rappelait en parlant de la pauvreté que « Libérer les peuples de la faim est une expression du droit à la vie et du respect de la dignité humaine ».

Si nous considérons l’avortement, nous voyons un crime qui devient un droit : 55 millions d’avortements sont pratiqués chaque jour dans le monde, plus de 3 millions et demi au Canada au cours des trente-cinq dernières années. Chaque jour, en Amérique, plus de mille adolescentes subissent un avortement. Un enfant à naître sur quatre est assassiné. On pratique chaque jour au Canada plus de 300 avortements, et un quart d’entre eux sur des adolescentes (Statistiques Canada, 1990). Toutes les 20 secondes, dans le monde, on tue un de nos frères ou une de nos sœurs. Ce qui fait de l’avortement une tragédie nouvelle chaque minute de chaque heure de chaque jour.

Plus de 60 millions de femmes dans le monde utilisent la pilule contraceptive. Plus de 40% des couples ont recours à la contraception ou à la stérilisation chaque année : 340 millions sur 880 millions. Chez les couples sexuellement actifs, 90% pratiquent la contraception. Le taux de divorce aux États-unis a augmenté de 260% entre 1960 et 1975 (plus de la moitié des mariages). Plus de 40 millions de personnes dans le monde ont été infectées par le virus du sida entre 1990 et 1997, et 880 millions n’ont aucun accès aux soins de santé. Il se produit chaque année dans le monde plus de 250 millions d’avortements chimiques. Au Canada, on pratique chaque jour plus de 300 avortements chirurgicaux.

Les statistiques sur le déclin de la famille sont alarmantes : le nombre de mères non mariées a augmenté de 310% depuis 1950 et celui d’adolescents vivant ensemble de 337%. Il y avait en 1992 aux États-unis 3,3 millions de couples non mariés (Saluter, 1992) ; 99% des enfants sans foyer venaient de familles où le père était absent (McChesney, 1995). L’encyclique Humanae vitae du Pape Paul VI nous avait mis en garde contre ces conséquences possibles.

Parmi les grandes crises auxquelles doit faire face l’Église d’aujourd’hui, il y a celle de la moralité. La vérité de la personne humaine est obscurcie et la famille se désintègre. L’ordre de la création est renversé, la liberté abusée et la vie n’est plus respectée. La société est moralement en faillite. La maltraitance des enfants en est la preuve : des mères tuent leurs enfants ; des enfants tuent d’autres enfants ; les suicides des adolescents sont trois fois plus nombreux ; la violence a augmenté de 500% dans les trois dernières décennies ; les relations sexuelles prématurées et en dehors du mariage abondent à la télévision ; les chercheurs font des expériences avec les embryons ; les critères de recherche en ingénierie génétique et sur les cellules souches embryonnaires sont établis en dehors de tout principe éthique ; on joue à Dieu ; on assiste à une recrudescence des pratiques occultes et du Nouvel Âge ; la pornographie envahit tout ; des lacunes dans les lois canadiennes ont mis les enfants en danger (l’âge du consentement sexuel est désormais fixé à 14 ans) et on affirme qu’il est O.K. de photographier ces activités en vertu de leur « mérite artistique » ; la reconnaissance légale des unions de fait sous différentes versions et des unions contre nature est monnaie courante ; les divorces augmentent et le respect pour les femmes diminue. Les revenus que retire le Dr Henry Morgentaler des avortements se montent à 17 millions par année.

En regardant autour de nous, que voyons-nous ? En nous tournant vers l’établissement des puissants, nous constatons la prostration des masses oppressées par les plus fortunés. Un contrôle est exercé sur la vie et la mort. Planned Parenthood Federation retire 20,9 millions de ses cliniques d’avortement et 45 millions de ses pilules contraceptives. Lorsque nous nous tournons vers la Croix du Christ, que voyons-nous ?

Si nous regardons le monde politique, nous voyons des nations jalousent d’autres nations, des rivalités commerciales, des armées et des flottes qui s’affrontent. Nous voyons les efforts des ambitieux, les intrigues des malins, les lois ou l’absence de lois qui autorisent le meurtre des enfants à naître, et dans certains cas l’euthanasie d’êtres vulnérables et sans défense. Quelle est l’aboutissement de toute cette agitation et de ces faux-semblants ? La tombe ! Quel est le résultat de tout cela ? La réponse est claire : la Croix en est la mesure finale.

Lorsque nous voyons la misère de l’humanité, le dénuement des sans abris, l’oppression des enfants à naître catalogués comme non humains, les handicapés et les personnes âgées que beaucoup considèrent inutiles et voient comme des fardeaux, que devons-nous penser ? Lorsque l’on considère la peine et la souffrance des malades chroniques, quelle valeur leur attribuons-nous ? La Croix est la mesure dernière. C’est dans la Croix que toutes choses se rencontrent ; toutes choses la servent ; toutes ont besoin d’elle. C’est ici que sont interprétées toutes choses. C’est ici que Jésus a été élevé afin d’attirer à Lui toute vie humaine et toutes choses. La doctrine de la Croix nous invite au changement, à la conversion, à être transformés par la parole du Christ, par l’exemple du Christ, et par la vie du Christ. Elle est un principe de vie lorsqu’elle est reçue dans un cœur fidèle. De la même façon que le cœur est le principe du mouvement, de la chaleur et de l’activité, la doctrine sacrée du sacrifice du Christ sur la Croix est le principe vital sur lequel vit le chrétien. Il présuppose la croyance en la divinité et en l’humanité du Christ et en la réalité de Son incarnation. Il nous prépare le don de vie de son Corps et de son Sang rédempteurs dans l’Eucharistie. Cette doctrine d’expiation doit être vécue et non simplement commentée. Dans cette Mission de Carême, cette Croix nous conduit à la repentance, à la prière et au jeûne. C’est une promesse des choses à venir.

Dans un de ses sermons, un Missionnaire dit à l’assemblée des fidèles qu’il était important d’offrir ses croix parce qu’elles ont réellement de la valeur et du mérite. Il demanda à tous les hommes de l’assemblée de se lever et de présenter leur croix afin que chacun puisse la voir. Un des hommes présenta sa femme et dit, « Prends-là, Seigneur. Et vois si tu peux faire mieux que moi. Elle est toute à toi. »

Le chrétien véritable est celui qui n’oublie jamais la vérité. Le Christ est élevé sur la Croix pour attirer à lui tous les hommes. Nous ne pouvons véritablement jouir du monde que si nous nous en sommes d’abord abstenu. Nous ne pouvons véritablement fêter que si nous avons d’abord jeûné. Nous ne pouvons faire bon usage du monde que si nous avons appris à ne pas en abuser. Nous pouvons en hériter si nous avons appris à l’abandonner et à être généreux.

Personne n’a dit qu’il était facile d’être chrétien. Nos premières conversions sont très importantes, mais les dernières plus encore et elles sont plus exigeantes. C’est une chose d’être pro-vie mais c’en est une autre d’être pro-vie actif. On s’attend à ce que, comme catholiques, nous croyions à l’enseignement pro-vie de l’Église. C’est une tout autre chose de défendre sa foi, de s’opposer à l’usage des contraceptifs et de promouvoir Humanae vitae et Evangelium vitae. Nous n’arriverons à rien comme pro-vie sans développer notre vie chrétienne. Certains disent en avoir assez fait. Posez-vous la question : ai-je combattu le mal au point d’aller en prison pour ce petit qui est mon prochain dans le sein de sa mère ? Suis-je généreux en matière de soutien et de service pro-vie ? Si la conversion est le fait d’un instant, la sanctification est l’œuvre d’une vie tout entière. Si nous voulons être convertis, nous devons demander au Seigneur de nous apprendre à mieux Le connaître, ainsi que nous-mêmes. La chose la plus importante est d’être toujours avec Jésus et de vivre en Sa présence. C’est Lui qui nous aide à progresser régulièrement dans la voie de la conversion.

Nous vivons un temps de stupéfaction Eucharistique, un grand réveil, un mouvement Eucharistique dans l’Église centré sur le besoin Eucharistique, la pratique Eucharistique et l’évangélisation Eucharistique. C’est une occasion pour un enrichissement de la foi, une espérance renouvelée, une charité proactive ; pour construire une culture de vie, une culture Eucharistique, une civilisation d’amour. À l’école de Marie, Mère de l’Eucharistie, nous pouvons apprendre comment elle offrit son sein virginal pour l’Incarnation dans le monde, la Présence Réelle de Jésus. Comme Notre-Dame de Guadalupe, Mère des Amériques et Étoile de la Nouvelle Évangélisation, nous devons nous tourner vers elle dans notre mission pro-vie pour apprendre à partager le Pain de Vie, le Pain de Vérité. Elle nous montre une attitude Eucharistique et comment notre vie devrait être un continuel Magnificat à la Très Sainte Trinité. Marie, notre guide et notre modèle, est dans sa vie entière une femme de l’Eucharistie.

Le Pape Benoît XVI veut vaincre le relativisme sur son propre terrain, de façon réaliste : en restant dans le monde pour lui présenter le normes chrétiennes comme un défi ; en nous invitant tous à rechercher la sainteté ; en nous appelant à centrer notre vie sur l’Eucharistie à la Messe et devant le Saint Sacrement ; par un enseignement qui dénonce les fausses promesses du relativisme ; par une intervention politique pour rappeler aux législateurs la vérité objective ; par la proclamation des valeurs de la démocratie, des droits de l’homme et de la tolérance enracinées dans l’héritage chrétien ; par l’établissement de communautés et de mouvements nouveaux ayant une vision autre de la vie enracinée dans la foi chrétienne (par exemple, le Mouvement des Focolari, des Néocatéchumènes, de l’Apostolat de Saint Maximilien Kolbe, des Couples pour le Christ et des Marian Catechists).

Un prêtre parle à son coiffeur préféré. Il lui dit qu’il va se rendre à Rome, qu’il va voir le Pape et qu’il va lui rapporter un message personnel du Saint-Père. Le coiffeur est ravi mais lui fait cependant remarquer qu’il ne pourra même pas s’approcher du Pape. Le prêtre part pour Rome et revient avec un message personnel pour son coiffeur qui lui demande quel est ce message. Le prêtre répond : « J’ai parlé au Pape et il m’a dit, ‘Qui vous a fait une coupe de cheveux aussi terrible ?’ »

Le Cardinal Marc Ouellet nous rappelle que le prochain Congrès Eucharistique qui aura lieu dans la ville de Québec du 15 au 22 juin 2008 est, comme l’Eucharistie, un don de Dieu pour la vie du monde. Le Cardinal écrit : « Nous devons retrouver la mission de l’Église … pour garder vivante la vision évangélique de l’amour. C’est la seule manière dont nous puissions jamais espérer construire une Culture de l’Eucharistie pour une Civilisation de l’Amour. » Le monde à besoin de l’Eucharistie mais nous souffrons tous à un certain degré du problème des disciples « sur la route d’Emmaüs ». Nos yeux ont besoin d’être ouverts par la fraction du Pain de Vie, le Pain de Vérité, afin de reconnaître le Christ pleinement vivant et totalement présent dans le don de Lui-même pour la vie du monde. Il est présent comme Il est présent au Ciel, sans quitter le Ciel, et le Ciel tout entier est présent avec Lui, la Sainte Trinité, les anges et les saints. Dans la Messe, nous sommes élevés hors du temps et dans l’éternité. En nous donnant l’Eucharistie, le Christ nous a tout donné. Dieu, qui est toute puissance et toute sagesse, ne pouvait pas nous donner plus.

Allons aussi souvent que possible à cette source de lumière et de force pour célébrer et vivre l’Eucharistie, ici à la Messe, à la fontaine de vie, source d’eau vive où Dieu nous fait Son don d’amour dans un océan de bénédictions et de grâces.

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Les cartes de prière sont disponibles
gratuitement en vous adressant à :

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ou E-mail: priests@priestsforlifecanada.com.


Que son âme et les âmes de tous les fidèles défunts reposent en paix. Amen


 

Le père Jim était un lecteur assidu. Voici quelques-uns de ses livres favoris qui résument un bon nombre de ses sentiments et de ses croyances. Ces livres ne sont disponibles qu'en anglais.


Catechism on the Real Presence by Fr. John A. Hardon, S.J. (1914 - 2000)
This catechism is based on the encyclical letter Mysterium Fidei published by Pope Paul VI on the feast of Pope St. Pius X, the third of September 1965. It faithfully presents the teachings of Mysterium Fidei and also draws on the teachings of both Pope Paul VI and his successor Pope John Paul II. Each answer is followed by the number of the section of Mysterium Fidei, which is included as an Appendix to the Catechism (71 pages) - $2.50 plus shipping.

With Us Today by Fr. John A. Hardon, S.J. (1914 - 2000)
The years following the Second Vatican Council have witnessed a crisis of faith in Christ Jesus’ Real Presence in the Eucharist. Lacking the faith that Jesus is truly, physically present in the Eucharist, Catholics today are often unable to understand the purpose of the Mass and of the ordained priesthood. Fr. Hardon discusses the serious implications of this decreasing faith in the Real Presence and how it is linked to the crisis in the priesthood today (195 pages) - $15.00 plus shipping.

Unborn Jesus Our Hope by George A. Peate
This book takes the reader on a spiritual journey into the life of Christ hidden within the virginal womb of Mary. The nine months that Jesus spent in utero are in many ways so unique that they reverberate throughout salvation history - and yet they also include the very same experiences shared by every baby. All Christians will find comfort in reading this profound meditation (173 pages) - $16.50 plus shipping.

An Informed Conscience: Walking with God by Fr. Joseph Hattie, OMI
Today’s secular world of unproven philosophies, bad arguments, uninformed opinions, and private agendas often attempts to create its own reality – a subjective reality. In his book, “Informed Conscience: Walking with God”, Fr. Joseph Hattie, OMI, draws on his own doctorate in Theology, Pope John Paul II, and St. Thomas Aquinas, and provides a clear guide to properly forming the conscience. Fr. Hattie, OMI, is a member of the board of Priests for Life Canada (40 pages) - $3.00 plus shipping.


Prêtres Pro-Vie Canada